

Les études récentes sur la biopersistance de telles fibres de substitution vont peut être changer l'orientation des recherches.
En effet, le potentiel de risques biologiques pour l'humain de certaines de ces fibres de remplacement vient d'être démontré par des équipes de chercheurs sous la direction du Dr. David Bernstein dans des laboratoires européens. Des études exhaustives et récentes sur la biopersistance de certaines fibres industrielles dans les poumons des animaux de laboratoire ont démontré que 50% des fibres sont éliminées naturellement comme suit:
Fibre | Jours après l'exposition |
Chrysotile | 0,3 à 11 |
Céramique réfractaire | 60 |
Aramide | 90 |
Amosite | 466 |
Cellulose | 1000 |
Autrefois, la plupart des activités de recherche et développement sur le chrysotile se déroulaient chez Cerminco à Sherbrooke. Aujourd'hui de telles activités se déroulent à l'étranger sauf des études sur l'utilisation des résidus de serpentine menées à l'Université Laval de Québec.
La recherche et le développement se doivent d'être également supportés par les gouvernements dans les régions productrices afin de créer le climat économique favorable à l'implantation d'usines de transformation du chrysotile et de valorisation des résidus miniers.
De plus, le Centre de technologie minérale et de plasturgie du Collège de la région de L'Amiante, situé à Thetford Mines, compte tenu de son expertise en plasturgie et en traitement des minéraux devrait obtenir les ressources pour mettre au point de nouveaux produits à base de chrysotile dans le domaine des plastiques ou à base de serpentine calcinée dans la fabrication de mousses minérales.
Des démarches auprès des différentes instances gouvernementales ont été entamées afin de relancer la recherche et le développement sur le chrysotile.
